Voici quelques préjugés ou mythes totalement non fondés, mais extrêmement répandus que nourrissent volontiers de nombreuses écoles de langues pour capter l’intérêt des individus naïfs qui y croient :
RÉACTION – J’ai enseigné la traduction/rédaction spécialisée vers l’anglais à des anglophones « pure laine » à l’Université de Toronto et pourtant, je porte un nom francophone dont je suis fier. Donc, bien que ce critère de sélection s’avère parfois juste, il n’est pas toujours un guide de sélection fiable.
RÉACTION – C’est totalement faux dans bien des cas et ce, pour deux raisons :
a. Pour bien enseigner et communiquer son savoir, il faut posséder de solides connaissances pédagogiques. Sans le nommer, je songe à un champion de boxe imbattable dans le ring qui pourtant, au dire de tous ses élèves, était totalement nul pour communiquer sa science. Ceci est vrai dans tous les domaines.
b) Tout comme d’innombrables francophones qui parlent mal leur langue et ne sont pas bien compris dans toute la francophonie, les anglophones n’ayant pas fréquenté un collège ou l’université commettent bien souvent des erreurs qui trahissent leur faible maîtrise de l’anglais (exception faite de rares cas d’autodidactes remarquables).
Au tout début de ma carrière, j’ai travaillé pour des écoles d’anglais où le propriétaire et son personnel commettaient de fréquentes erreurs dans la langue qu’ils enseignaient. J’ai en tête un incident plus récent où une école de langues de Québec terminait son message publicitaire en disant « We look forward to see you in class » alors qu’il aurait fallu dire « We look forward to seeing you in class ». L’année suivante, leur message avait été corrigé pour tenir compte de cette erreur fréquente chez les anglophones moins instruits.
Si vous souhaitez faire bonne impression auprès de votre clientèle, parlez un anglais qui peut s’adapter à votre interlocuteur.
RÉACTION – Oui, si vous voulez avoir l’IMPRESSION de progresser rapidement, faites uniquement de la conversation. Lorsque vous aurez plafonné après quelques années et constaterez que vos assises sont chancelantes et ne vous permettent plus de progresser, vous pourrez toujours regretter les années perdues et tenter de tout effacer pour repartir à zéro sur une bonne base.
Vous avez le choix entre devenir BARLINGUE (la solution supposément rapide) ou devenir vraiment BILINGUE grâce à un bon programme d’apprentissage et à des efforts soutenus. À vous de choisir.
RÉACTION – Encore là, cette approche peut donner l’IMPRESSION de progresser rapidement. Mais j’ai encore en tête le souvenir d’un spécialiste en informatique qui s’était rendu chez un client américain. Quel ne fut pas son étonnement de constater qu’il était incapable de nourrir de bonnes relations parce qu’il ne pouvait pas converser avec lui de situations telles que la famille, le sport, les activités de divertissement, etc. alors qu’il avait assez bien réussi à se débrouiller au bureau pour parler des questions informatiques.
Un autre exemple est celui d’un camionneur qui passait quatre jours par semaines aux États-Unis et trois jours au Québec depuis plus de vingt ans. Il avait appris à se débrouiller pour commander un repas, décharger son camion, ainsi de suite, mais n’arrivait pas à soutenir une conversation, quel que soit le domaine… ce qui le faisait souffrir. Malheureusement, devant l’ampleur du travail à faire pour « reconstruire » ses bases avant de pouvoir progresser, il dut se contenter de finir sa carrière en baragouinant l’anglais pour ses besoins essentiels. Car, il est plus facile d’enseigner correctement à quelqu’un à partir de bases solides que de défaire ce qui a été mal fait avant de pouvoir reconstruire. Je l’ai souvent constaté non seulement pour l’apprentissage d’une langue, mais aussi pour les arts martiaux.
RÉACTION – Tant mieux! Je n’aurai pas à perdre mon temps avec vous. Pour ma part, j’aime travailler avec les gens qui cherchent constamment à quitter le bas de la pyramide pour aller vers le sommet, c’est-à-dire, l’excellence. Ceux qui ont appris l’importance de qualités telles que l’effort soutenu, la persévérance, la constance, etc. pour dépasser la masse finissent par comprendre que ces éléments fondamentaux sont valables pour l’atteinte de leurs objectifs dans tous les domaines. Les solutions faciles, c’est pour tous ceux qui se contentent de résultats médiocres et d’une petite vie sans effort. Nous sommes capables de tellement plus!
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